Un été connecté : la 4G dans les trains se généralise

En cette période estivale, voilà une nouvelle qui devrait ravir un bon nombre d’entre vous …

Que l’on soit professionnel ou vacancier, adulte ou enfant, l’arrivée de l’internet haut débit gratuit et en continu sur les lignes de TGV est une nouvelle qui ravie beaucoup de monde. Si depuis début 2017 deux axes étaient déjà couverts par ce service (Paris-Lyon et Lyon-Marseille), la SNCF a annoncé sa mise en place sur de nouvelles lignes au cours de l’été. En effet, à partir du 13 juillet, trois autres trajets pourront bénéficier du service TGV Connect, il s’agit des trains reliant Paris-Tours-Bordeaux, Paris-Le Mans-Rennes ainsi que Paris-Lille.

Un projet : NET.SNCF

L’accès à internet haut-débit dans les trains est l’une des priorités des voyageurs ainsi que de la compagnie ferroviaire depuis plusieurs années. Afin de répondre aux attentes de chacun, la SNCF a entrepris un ambitieux projet : celui d’équiper près de 80% des voyageurs avec TGV Connect d’ici fin 2017.

Le projet porté par la SNCF, baptisé NET.SNCF, est collectif. C’est l’action coordonnée des opérateurs de télécommunications, des équipementiers spécialisés dans le ferroviaire (Nomad, Icomera, …), des constructeurs (Alstom) ainsi que du régulateur télécom français, l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) qui pourra faire de ce projet, une réussite.

La SNCF a élu le réseau 3G/4G comme solution pour assurer la connectivité des voyageurs après de nombreux essais et études comparatives. Par exemple, il y a quelques années la SNCF avait tenté de déployer les technologies de connexion internet par satellite (déjà utilisée par Eurostar ou Thalys), ce qui avait été peu concluant.

4G SNCF

 

La connectivité, un bond technologique

Pour ce faire, de coûteux aménagements ont été entrepris, un immense travail d’infrastructure attend la compagnie ferroviaire et ses partenaires.

La difficulté du défi technologique du Wi-Fi à bord s’explique par la vitesse de circulation des TGV. En effet, avec une vitesse moyenne de 320km/h, les terminaux n’ont pas le temps d’accrocher leur signal à une antenne relais. Par conséquent dès qu’une rame arrive à portée d’une installation proche des voies, elle s’en éloigne quelques secondes plus tard.

La solution trouvée: installer des antennes-relais en les espaçant de deux à trois kilomètres tout le long des voies. Une fois le signal capté, ce dernier est transformé en ondes Wi-Fi par les récepteurs installés dans les rames, avant d’être agrégé et disséminé jusqu’aux voyageurs via un réseau en fibre optique.

PHOTO 4G SNCF

Après un appel à projet lancé pour gérer la construction des supports le long des voies, c’est finalement l’opérateur Orange qui a remporté le contrat. Ainsi l’alliance SNCF-Orange s’applique à assurer la connectivité en 4G à bord des trains.

Le service est disponible sur la liaison Paris-Lyon depuis décembre 2016 et dans les trains reliant Lyon et Marseille depuis février 2017. Un service fiable, efficace et gratuit grâce à TGV Connect, le portail de connexion.

Les enjeux de la connectivité SNCF

Le concept de connectivité est défini par la SNCF comme la capacité à obtenir l’internet haut-débit, notamment sur les lignes TGV.  En d’autres termes c’est la possibilité de naviguer sur ses sites et réseaux sociaux, d’envoyer des mails ou encore suivre le parcours du train.  La SNCF considère également qu’avec la transformation des métiers avec le numérique, la connectivité est un pré-requis au développement des services digitaux de la compagnie.

Cependant le projet doit faire face à plusieurs obstacles: défis de la collaboration entre les différents acteurs du projet, investissements importants ( près de 100 millions d’euros pour équiper près de 300 rames TGV, le service fournit étant gratuit pour les voyageurs) ou encore la couverture géographique numérique.

En effet la couverture nationale en 3G/4G influe de manière significative la connectivité à bord. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la carte numérique française ne facilite pas les choses. En effet elle est très inégale, en témoigne une étude de l’ARCEP, recensant près de 70% du territoire représentant 20% de la population qui ne bénéficie pas de services mobiles au très haut débit fin 2015.

Ainsi la route du projet est encore longue. Il est prévu que le service soit déployé à l’ensemble du réseau ferroviaire, mais pas que. En effet à terme, l’ensemble du réseau (RER, Intercité, TER) devrait être équipé. À noter que le Wi-Fi fait déjà l’objet d’un plan de déploiement dans les gares et stations de métro. 

 

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